Une gestion de conviction à l’épreuve du temps

Interview Tocqueville Technology ISR

17/07/20

Présentez-nous le fonds Tocqueville Technology ISR

Le fonds Tocqueville Technology ISR investit dans les sociétés dont la croissance est tirée par les innovations technologiques. Ces sociétés proviennent notamment de l’économie numérique (semi-conducteurs, fabricants de matériels, éditeurs de logiciels, entreprises de service du numérique). Elles peuvent également appartenir à d’autres secteurs, à condition qu’elles soient portées par une vague d’innovations importantes.

Quels sont les thématiques que vous semblent les plus porteuses actuellement ?

Au-delà du caractère innovant, nous nous évertuons à investir dans des sociétés dont la croissance est solide et rentable. Nous accordons une grande importance à l’analyse fondamentale des entreprises et notamment à la pérennité et à la solidité de leur activité. A ce titre, le secteur des paiements nous semble très vertueux. Il bénéficie en effet de perspectives de croissance très solides, liées au remplacement de la monnaie papier par les paiements par carte et par le développement du commerce électronique. Le secteur est de plus propice aux activités de fusion-acquisition qui sont extrêmement créatrices de valeur. Enfin, les volumes de paiement sont très corrélés à l’activité économique et vont donc rebondir avec celle-ci. Le secteur des éditeurs de logiciels nous semble également très intéressant car il bénéficie de la migration vers le cloud avec à la clé une part de plus en plus importante de chiffre d’affaires récurrent dans le mix d’activités. Enfin, nous apprécions particulièrement certaines sociétés dans le domaine des semi-conducteurs dont le cycle d’innovations nous semble encore très favorable.

Quelle est la répartition géographique du fonds Tocqueville Technology ISR ?

Nous apportons, généralement, peu d’importance à l’origine géographique des sociétés du portefeuille, qui sont souvent d’ailleurs des leaders mondiaux dans leur domaine. Cependant, le fonds est éligible au PEA, et à ce titre investi à au moins 75% en valeurs européennes. Nous investissons également dans quelques valeurs qui nous semblent disposer d’un très fort potentiel et qui se situent hors du continent européen, le plus souvent aux Etats-Unis.

Dans quels secteurs pourriez-vous investir en dehors du numérique ?

Actuellement, le fonds est très largement investi dans le secteur numérique au sens large, en incluant par exemple les secteurs des paiements ou du commerce électronique. Nous estimons en effet que les perspectives de croissance y demeurent très favorables. Cependant, sans que cela soit forcément le cas actuellement, il pourrait par exemple investir dans des sociétés impliquées dans le véhicule électrique ou bien dans le secteur des équipements médicaux, riche en innovations technologiques.

Votre fonds a obtenu le label ISR, comment cela se traduit-il concrètement ?

Nous nous appuyons sur les données issues du savoir-faire de La Banque Postale Asset Management dans ce domaine, que nous complétons avec notre propre expertise. A ce titre, la qualité de notre équipe de 10 gérants sénior et la proximité que nous avons avec les entreprises (nous avons réalisé plus de 1400 rendez-vous avec des sociétés européennes l’an dernier) est un atout formidable.  Nous accordons une très grande importance aux aspects sociaux, environnementaux et de gouvernance des sociétés de notre portefeuille.

Comment le fonds traverse t’il la crise sanitaire liée au Covid 19 ?

Le fonds a connu une correction importante à l’instar du marché au moment où les investisseurs ont pris conscience du risque de blocage de l’économie mondiale à cause de la crise sanitaire. Cependant, il a rebondi fortement dès le mois d’Avril. Les investisseurs ont en effet pris rapidement conscience que les entreprises avaient besoin d’investir dans leur outil informatique pour faciliter le télétravail. Ainsi, Teamviewer, un éditeur de logiciels allemand dont les solutions permettent la prise de contrôle à distance de postes de travail et d’équipements s’est très fortement apprécié depuis son point bas de la fin mars. Le fonds a également bénéficié de la forte accélération du commerce électronique qui est devenu incontournable dans le contexte de la crise sanitaire que nous traversons. Les habitudes des consommateurs et des entreprises ont considérablement évolué à cette occasion, et nous ne reviendrons sans doute pas complètement à nos pratiques d’avant la crise sanitaire une fois celle-ci passée. Enfin, le fonds a sans doute également bénéficié des flux financiers importants qui se sont dirigés vers les valeurs de croissance et de qualité dans un contexte de faible visibilité économique.