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COP 26: le grand défi pour les décennies à venir

En ce moment a lieu à Glasgow, la Conférence des Parties des Nations Unies sur le changement climatique (Cop26), elle se terminera le 12 novembre. L’objectif reste celui de mobiliser les pouvoirs publics et tous les acteurs économiques pour faire davantage contre le réchauffement climatique et tenter d’éviter d’atteindre une température plus élevée de 1,5% degrés par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900). Nous savions en commençant  ette Cop26, comme l’indique l’Agence Internationale pour l’Energie (AIE), que plus de 50 pays y compris l’ensemble de l’Union Européenne, s’étaient déjà engagés pour atteindre la neutralité carbone soit en 2050, soit en 2060.

Pour l’instant, la conférence n’a pas dévoilé un florilège d’annonces « spectaculaires » pour réduire les émissions des gaz à effets de serre, comme c’est souvent le cas. Néanmoins, l’annonce du Premier Ministre indien d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2070 est une bonne nouvelle.

De même, a été annoncée la création d’une institution visant à engager encore davantage le secteur financier, le GFANZ (The Glasgow Financial Alliance for Net Zero). L’objectif est de mobiliser des ressources financières des membres de l’Alliance afin de permettre de mener à bien l’urgence de la transition énergétique, estimées entre 100 mille et 150 mille milliards de dollars selon M. Carney le président de l’Alliance.

Mais, on voudrait que la Cop26 soit ce moment crucial où les engagements deviennent des actes bien plus concrets. Transformer, investir pour atteindre ces objectifs est un impératif de survie. Les décisions qui ont été prises lors de la conférence pour désinvestir dans le charbon sont certes une bonne nouvelle, mais on doit faire bien davantage, notamment en s’attaquant aux émissions de méthane, un des gaz à effet de serre les plus nuisibles. Surtout, pour l’instant, que peu de mesures vraiment concrètes pour agir n’ont été prises.

Les risques que pose le réchauffement climatique nous les connaissons tous, mais nous les pensons toujours lointains, et continuons à avancer bien trop lentement pour éviter d’être confrontés à des effets désastreux pour la vie de tous et pour la planète.

Les atteindre requiert des actions de tous. La transition énergétique est évidemment au cœur de la stratégie collective que nous devons suivre. Le secteur financier s’est engagé dans ce sens et les annonces faites à la Cop26 en témoignent.

Pour nous, en tant que gérant d’actifs, nous considérons que nous avons un rôle important à jouer pour accompagner les entreprises dans leur transition énergétique. Il s’agit de s’engager dans un dialogue constructif avec les dirigeants pour influencer et hâter la trajectoire qui permettrait de lutter contre le réchauffement climatique. Assurément, des choix forts peuvent être faits pour encourager le changement, comme refuser de s’engager auprès d’entreprises présentes dans des filières fortement émettrices de gaz à effet de serre, tel que le charbon. Mais, la stratégie générale est de contribuer à accélérer la convergence vers un modèle économique qui freine la dynamique de réchauffement du climat et les conséquences calamiteuses que cela aurait pour tous.

En même temps, pour nous, cette démarche doit être réalisée dans le cadre de notre responsabilité fiduciaire de recherche de performance financière. En ce sens, tout en participant à préserver le bien commun qu’est notre planète, identifier les gagnants et les perdants de la nouvelle donne qui est en train de se créer, ainsi qu’identifier les entreprises apporteuses de solutions innovantes, potentiels leaders de demain, est également une part essentielle de notre contribution pour apporter des solutions d’investissements dans ce défi que nous affrontons pour l’avenir.

 

 

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